Ce que la pandémie m’a appris?

Depuis le 13 mars 2020, nous sommes confrontés à une nouvelle réalité, une situation inconnue pour nous les nord-américains.  Ce confinement n’est pas juste occidental, il est mondial. Lorsque j’ai lu le blogue de Nicolas Duvernois dans le journal les Affaires du 19 mai dernier, il m’est venu l’idée d’écrire ce que la pandémie m’a appris. Inquiétude, peurs, stress se sont rapidement répandus à travers mes amis et la population.

Jamais je n’avais vécu cette situation; normalement l’inconnu m’excite mais, dans ce cas précis, je n’étais aucunement excité. Au début, je pensais que cela durerait 2 à 3 semaines, comme des vacances; mais nous étions loin de la sensation de vacances. Des règles sanitaires ont été mises en place pour nous conscientiser plus aux gouttelettes, à la transmission du virus par la poignée de main et surtout les 2 mètres de distance.  Avant cette pandémie, connaissiez-vous le mot distanciation sociale ou physique.  Moi non, mais je comprends beaucoup plus maintenant l’importance de ces règles. J’ai appris qu’un retour aux règles sanitaires de base est très important.

Au niveau du travail, nos gestionnaires ont dû innover et mettre en place le télétravail. Dans certains cas, cela n’était pas naturel pour certaines entreprises. Cela a demandé beaucoup d’investissement.  Sans oublier que pour certains d’entre eux, cela marquera la fin de leur expérience entrepreneuriale. C’est pourquoi nos gouvernements investissent ces sommes d’argent pour leur donner de l’oxygène en souhaitant qu’ils ne se rendent pas au défibrillateur. Cette pandémie m’a appris qu’il est essentiel d’arrêter de courir, de trouver un moyen de faire les mêmes choses de façon différente.

Plus les jours avançaient, plus nous avons réalisé l’ampleur de l’hécatombe de cette pandémie envers nos ainées.  Véritable histoire d’horreur, je ressens des frissons ne serait-ce qu’en écrivant ces mots, disait Nicolas Duvernois dans son blogue.  On ne peut qu’être d’accord avec son commentaire. Il est impensable qu’il a fallu un virus comme celui-là pour prendre conscience que nous nous occupons mal d’eux.  Je souhaite que les gouvernements apportent des changements importants, car je suis dans la prochaine clientèle et j’aimerais que l’on s’occupe bien de moi.  Je pense aussi à toutes ces familles qui ont perdu un proche dans cette situation, cette personne est décédée seule sans avoir auprès d’elle des membres de sa famille. Il faut corriger les soins que l’on donne à nos ainées, il faut que les bottines suivent les babines.  Cette pandémie m’a appris que je souhaite avoir des services pour être le plus longtemps possible chez moi.

Et en terminant au niveau personnel, cette pandémie m’a appris que rien n’est plus important que les gens que j’aime : ma femme, mes deux gars que, depuis 75 jours, je ne peux  serrer dans mes bras et embrasser et quoi dire de mes petits-enfants que j’ai vus pendant tout ce temps à travers une fenêtre ou un moustiquaire. Mais la grande vérité que m’a apprise cette pandémie c’est d’arrêter de travailler très fort pour un futur, et de vivre au présent ce que j’ai à vivre et à aimer.

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