Et si on arrêtait de dire « ça va » quand ce n’est pas vrai ?

Et si l’on arrêtait de répondre « ça va » par automatisme ? Et si, au lieu de cacher nos tempêtes intérieures derrière des sourires polis, on osait dire la vérité : « Non, ça ne va pas du tout » ? Comment une question aussi simple — « Comment ça va ? » — a-t-elle pu perdre sa profondeur au point de devenir un réflexe creux, vidé de toute écoute réelle ? Cet article s’interroge sur ce malaise quotidien : pourquoi avons-nous tant de mal à dire quand ça ne va pas, et surtout, comment apprendre à entendre, vraiment, quand quelqu’un ose le dire ?

1. Le mensonge ordinaire : dire « ça va » sans y croire

Combien de fois avons-nous répondu « ça va » alors que nous étions en ruines intérieures ? Cette réponse est devenue un automatisme, un code social ancré dans la politesse quotidienne. Elle permet de maintenir les apparences, d’éviter les explications, et surtout, de ne pas perturber l’ordre social.

Derrière cette formule, se cachent souvent la peur d’être jugé, de paraître faible, ou simplement de déranger. Dans un monde qui valorise la performance, afficher sa fragilité semble encore tabou. Répondre sincèrement devient alors un acte presque subversif. On apprend très jeune à dire « ça va », comme on dit bonjour. C’est une convention plus qu’une vraie question. Mais en étouffant nos vérités, on s’interdit aussi de les affronter.

Depuis quelques temps je prends conscience que cette question que presque tout le monde nous pose, nécessite une réponse automatique.  Mais je vous invite à dire la vérité car, des fois il est bien évident que ça ne va pas du tout. Ayant déjà fait cette expérience auprès de certaines personnes, il est impressionnant de voir la réceptivité des gens lorsque vous leur répondez que ça ne va pas du tout. Faites le test et soyez attentifs à la réponse des gens, au début vous remarquerez que ces personnes semblent déstabilisées, elles ne s’attendaient pas à ce type de réponse. Aussi, chez certains vous remarquerez une certaine compassion, une ouverture de soutien et de prise de conscience de vous écouter pour connaître votre situation.

2. Le coût du silence : ce que ça nous fait d’étouffer nos vérités

Ne pas dire ce que l’on ressent, jour après jour, finit par peser. Ce silence impose une double peine : vivre la douleur, et en plus, faire semblant que tout va bien. En ravalant nos émotions, nous accumulons de la tension, de la frustration, parfois même de la honte. Cette pression intérieure peut mener à l’isolement, voire à des troubles plus profonds : anxiété, dépression, burn-out.

L’écoute est rare, mais l’expression l’est encore plus. Or, dire que ça ne va pas, ce n’est pas se plaindre : c’est se donner le droit d’exister tel qu’on est, et peut-être même d’être entendu.

3. Oser dire « non, ça ne va pas » : un acte de courage

Exprimer son mal-être demande du courage. Ce n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de lucidité. Oser dire « ça ne va pas », c’est affirmer qu’on ne veut plus mentir sur son état, même si cela crée un malaise temporaire chez l’autre.

Ce courage peut être libérateur. Il permet de briser le cycle du silence, d’ouvrir une porte vers l’aide, le dialogue, voire la solidarité. C’est aussi un modèle pour les autres : en osant dire la vérité, on autorise les autres à faire de même.

Nous avons besoin de plus de vérité dans nos relations. Pas pour s’épancher en permanence, mais pour rappeler que la vulnérabilité fait partie de la condition humaine.

Mais commençons par réfléchir sur l’importance de dire la vérité. Je crois qu’il est important de dire la vérité mais, est-ce que l’on doit dire la vérité à tout le monde?  Au niveau de cette question, je vous informe que moi, non je ne dis pas toujours la vérité à tout le monde concernant mon état d’âme. Je me réserve le droit de choisir à qui je dis ce que je ressens en ce moment.  Mais ma réponse ne doit pas vouloir obtenir de la personne qui me pose la question de la pitié. Ma réponse doit dire à mon interlocuteur comment je me sens dans le moment présent en espérant qu’il a la force d’écouter mes doléances.

J’ai suivi les cours des clés de la sérénité de Robert Tessier qui est un mentor pour moi, et M. Tessier nous disait à cette question de répondre «Merveilleusement bien». Pourquoi répondre cela quand dans notre tête ça ne vas pas du tout?  Il nous éduquait qu’en disant cette phrase cela nous mettait dans un état de positivisme et d’action.  De par cette attitude de réponse, nous démontrons à nos interlocuteurs un sourire dans la voix car, essayez de dire « merveilleusement bien » avec un air de déprime ça ne fonctionne pas du tout.  M. Tessier nous faisait prendre conscience que la réponse que nous donnons à cette question détermine la suite des discussions que nous aurons avec notre interlocuteur. Ayant déjà pratiqué cette réponse plusieurs fois je dois vous confirmer que M. Tessier a raison. Au moment de donner cette réponse votre subconscient met votre cerveau dans un état d’action positive,  tasse de côté les choses qui vous tracassaient ou qui faisaient que pour vous en ce moment cela ne semblait pas aller du tout.

Cette attitude du « merveilleusement bien » est pour moi signe de réussite, de contrôle de l’état dans lequel je me trouve actuellement. Portons une attention toute particulière aux réponses des gens que nous rencontrons et auxquels nous posons cette question. Réfléchissons à leur réponse et regardons-les dans les yeux pour voir quel genre d’attitude ils désirent recevoir par nous. 

4. Apprendre à écouter : accueillir la réponse qu’on ne veut pas entendre

La vraie transformation ne vient pas seulement de ceux qui osent dire que ça ne va pas, mais aussi de ceux qui acceptent de l’entendre. Car poser la question « Comment ça va ? » engage une responsabilité : celle d’être prêt à recevoir une réponse sincère. Écouter, c’est plus que se taire. C’est faire de la place à l’autre, sans juger, sans chercher à corriger tout de suite. Parfois, juste dire « Je suis là » suffit. C’est un acte simple, mais puissant. Nous pouvons tous apprendre à poser des questions sincères, à offrir une véritable attention. Cela demande de la présence, de l’humilité, et un désir réel de connexion.


Conclusion

Et si la prochaine fois qu’on vous demande « ça va ? », vous preniez une seconde avant de répondre ? Peut-être que la vérité, même brève, pourrait être un premier pas vers un lien plus humain. Et si vous posiez la question, soyez prêt à entendre plus qu’un mot. Car parfois, cette simple question peut éviter qu’une souffrance passe inaperçue. Et changeons ce monde avec une réponse différente que « très bien » ou « ça va » par « merveilleusement bien ». Faites le test et donnez-moi des nouvelles.

Steve Jobs a écrit une grande vérité : « Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens »

Motivaction.coach

6, rue Béram

L’Épiphanie (Québec)

J5X3J1

514-609-7739

http://www.motivaction.coach

info@motivaction.coach


En savoir plus sur Motivaction.coach

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Motivaction.coach

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture